Ma TransRockies
Transrockies 2011 du 7 au 13 aout 2011
Fernie (Colombie Britanique)- Canmore (Alberta) Canada
Depuis quelques années que d’entendre le titre «Transrockies» me faisait rêver d’aller traverser l’Atlantique pour voire ces paysages canadiens dont on parle tant, il fallait bien que je me laisse tenter. La victoire en poche du Costa Rica Bike Trophy 2010 en poche, ça me facilitait cette décision:» France- Argentine» n’était donc pas la tête d’affiche d’une rencontre de foot (en pleine préparation de mondial de rugby...), mais bel et bien la composition de notre équipe avec Juan, second à ce fameux raid du Costa Rica.
Avec 2 semaines d’avance, je pointait donc mon nez à la toute récente ville Olympique de Vancouver...effectivement, juste mon nez...et mon sac de cabine dans un premier temps puisque mon mauvais choix de compagnie aérienne, United Airlines, allait me conduire en un seul trajet à connaitre presque tous les désagréments qu’un vol puisse réserver: supplément de 200 $ pour le transport du vélo, annulation du vol en pleine phase d’accélération sur le tarmac (réacteur qui chauffe...), les bagages qui passent par une escale... et moi qui suis dérouté sur une autre, par une autre compagnie... le lendemain... et ni bagages, ni vélo à l’arrivée... mais 4 jours plus tard (sans avoir jamais pu joindre aucun service me donnant des nouvelles des bagages).
Costa Rica Bike Trophy 2010: au rapport !
Suite à l’arrêt des raids VTT en Arabie Saoudite, un manque de raid VTT dans un cadre exotique, et si possible en fin de saison, se faisait sentir, et c’est un couple Belge , particulièrement branché raid (aussi bien VTT que rallye-raid motorisé) ayant participé à la dernière édition de l’Arabian Trophy qui m’a donné la puce à l’oreille: «et pourquoi pas le Costa Rica?»
C’est une destination de plus en plus prisée, qui fait valoir sa biodiversité remarquable et la variété de ses paysages. De fait, c’est un véritable concentré bordé par deux océans, comptant de nombreux volcans, dont certains plus ou moins en activité, des forêts tropicales dites sèches, des forêts humides, des zones marécageuses, d’autres très peux praticables...et le concentré, on peut non seulement le trouver de ses plantations d’ananas et de bananiers, mais aussi dans la densité de ses précipitations: par exemple, au Monte Verde-arrivée de la première étape-, j’apprends qu’il est de coutume d’avoir une bonne douche vers 15-16 h: alors soit on prend son gel douche -un peu lourd à emporter-, soit on se dépêche d’arriver-c’est l’option que j’ai retenu.
Mais plantons tout d’abord le décor: les semaines précédent le raid ont été particulièrement arrosées, compromettant la participation de Costa Ricains attendant l’évolution de la météo et de l’italien Marzio Deho, une des têtes d’affiches prévues, mais qui a préféré renoncer depuis le Mexique ou il a vécu les mêmes conditions dantesques dans un autre raid VTT. Etaient également invités un certain Alberto Contador...rien de moins...et Miguel Martinez, déjà présent sur l’édition 2009, mais tous deux seront comptés absents. Les absents ayant toujours tord, la victoire va se jouer parmi un petit comité quasi-exclusivement américain, tandis qu’une autre bande de raideurs va en découdre en course à pied. La deuxième étape sera malheureusement annulée d’office en raison de glissements de terrains, dommage, c’était celle qui comptait le plus de singles tracks...
Du coup le raid comptera près de 400 km au départ d’une plage du coté Pacifique pour rejoindre une zone protégée du coté Atlantique, et ce en 4 étapes, principalement sur des chemins et routes à viabilisation variable, ainsi, nos nids de poule européens font pâle figure par rapport aux imposants nids d’autruches locaux, non pas que l’autruche ait élu domicile au Costa Rica, mais entre des précipitations importantes, un trafic imposant de camions américains, un entretien des voies plutôt absent, je comprends très vite pourquoi on trouve de nombreux réparateurs de pneus de toute taille le long des «routes».
Côtes Costa Ricaines en vue...
Après la sympathique poussière de Pra Loup, l'autre grand rendez-vous de cette fin de saison : Le Costa Rica Trophy.
On va de l'océan Pacifique à l'océan Atlantique...mais pas folles les guêpes...on prend une traversée parmi les plus courtes.
Il y aurais bien le canal de Panama, mais du coup, ce serais plutôt des pagaies qu'il nous faudrait. On n'en est peut être pas si loin: du fait des précipitations et des affaissements de terrains, le parcours sera modifié...et à quelques heures de prendre l'avion, un tremblement de terre de magnitude 5 vient de secouer San José de Costa Rica... et c'est pas comme si la région était truffée de volcans...mais comme dit le Savoyard: " 'Faut pas y craindre"...avec en plus un passage à New York le 10-10-10...(le film parle du 12-12-12...ouf)...
A plus.
Manu
La Transmaurienne...une longue histoire
Et de 14...
On a beau dire que «quand on aime, on ne compte pas...».
Certains chiffres permettent de situer l’intérêt qu’on a pour certaines épreuves, et encore, ...pas le moindre break : la Transmau reste une référence qu’on s’attache à placer dans son calendrier. C’est une course qui , de part la beauté des paysages traversés, la difficulté et la technicité des parcours, son enchainement d’étapes, rassemble chaque année ses fidèles aficionados de France et de Navarre. Et c’est un Navarre de taille puisqu’on compte notamment cette année parmi les participants une Lituaniène, des Chypriotes, des Belges, des Espagnols, des Italiens, des Suisses... On est près à venir de loin pour prendre sa dose de dénivelé.
Ca tombe bien ! Il y a 4000 m positifs prévus sur l’étape de samedi de 60 km... certains vont bien dormir samedi soir...Et puis, cette belle montagne force à l’humilité, personne n’est à l’abri d’une défaillance physique ou mécanique. De fait, Julien Saussac, le vainqueur de l’an passé, a dû subitement renoncer à ses ambitions suite à une casse. Du coup, une sympathie toute naturelle s’installe entre les coureurs de tout niveaux durant ces cinq jours communs de course.
Commençons par le commencement: un prologue en ville le mercredi soir, en nocturne pour les derniers partants. Un enchainement de virages dans les ruelles du centre de Saint Jean, et de marches : l’objectif est de faire un temps correct sans compromettre la course par une malheureuse chute. Un concurrent s’est malheureusement vu orné d’un pansement au nez tel un boxeur..., bon... il n’y aura plus beaucoup de marches par la suite, ce seront des singles, des cailloux...
1ère étape aux Albiers, départ à la fraiche...non, non il ne s’agit pas d’un départ aux aurores, même d’éventuels fêtards s’accommoderaient parfaitement d’un départ à midi, reporté à 12h30...
La MB Race : une très belle affiche au tableau…
Ça fait sacrément plaisir de voire de nouvelles courses apparaître, qui plus est, en montagne, et avec de l’ambition clairement affichée.
Avec 4'800 m de dénivelé positif sur les 100 km, on sent que le Mont Blanc est tout proche. Et de fait, pour peu qu’on relève le nez du guidon, on peut fréquemment l’admirer, ainsi que ses montagnes voisines. Mais, l’objectif pour un certain nombre des 650 partants, est le fameux 140 km avec 6'600 m positif…de quoi bien dormir la nuit suivante, car il faut dire qu’avec un départ à 7h trébuchante, la nuit précédente est plutôt écourtée…
Pour ajouter à la dimension de la course, un hélico vient filmer le départ et un certain nombre de kilomètres suivants. On m’avait prévenu avant le départ : « Fais attention aux deux premières descentes, la première est dans les racines et un petit ruisseau y passe, la deuxième est dans les cailloux ». Eh bien effectivement, il ne s’agit pas de descentes reposantes comme on peut imaginer sur de telles distances, il faut être très vigilant et ne pas se laisser embarquer par les racines ou cailloux. D’ailleurs Bjorn m’a appris que Lionel y a laissé une clavicule.
Le Raid Vauban : la Vie de Château...
Ce n'est pas donné à toutes les courses de proposer une "Vie de Château" à ses concurrents.
C'est ce que propose le Raid Vauban avec un passage exceptionnel dans les douves du Mont Dauphin spécialement ouvertes pour l'occasion.
Il faut dire aussi que les concurrents sont traités comme des princes: du dénivelé "en veux-tu, en voilà", et surtout des monotraces particulièrement ludiques avec une multitude de virages en épingles , et en prime un balisage sans reproches.
On voit bien que les organisateurs cherchent à ce que les participants retirent un excellent souvenir de l'épreuve, riche tout de même de 2'800 m de dénivellé positif dans sa version de 68 km...quand on vous dit que c'est du vrai VTT...
Une puissance de Cheval...
Certains disent qu'à rouler sur un titane CMT, "on se sent pousser des ailes", d'autres "qu'on a l'impression d'avoir une puissance de cheval"...Ce n'est pas le meilleur ami de l'homme, avec son regard observateur, fougueux et intrigué, qui va démentir cette impression... De là à parler d'un nouvel étalon: le cheval-titane...
M'enfin restons sur terre, la majorité des vélos sont des monoplaces, voire tandems, et exceptionnellement triplettes...On ne verra donc jamais un vélo à 100 ou 200 chevaux-titane...de toute façon, un vélo ne possède pas de capot...et je vous explique pas la difficulté pour passer les virages en épingle...



